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08. L’Enseignement du Dharma pour guider sur le chemin vers la prochaine vie, avant et après la mort



Enseignement du Dharma pour guider sur le chemin vers la prochaine vie, avant et après la mort

Ô esprit du défunt Untel, concentrez-vous et écoutez bien mes paroles. Tout ce qui vous a échu en cette vie, en bien ou en mal, est le fruit de ce que vous avez fait dans vos vies passées, et tout ce que vous avez fait en cette vie sera là encore ce qui vous échera dans vos vies futures. C’est là en fait le karma céleste pour tout dans la Nature. Les bouddhas et les sages, parce qu’ils se sont éveillés à leur nature originelle et ont par là obtenu la liberté de l’esprit, transcendent ce karma céleste et choisissent selon leur vœu  parmi les six destinées et les quatre genres de naissance. Cependant, les humains ordinaires et les êtres vivants n’ont atteint ni leur nature originelle propre ni la liberté de l’esprit, c’est pourquoi ils sont entraînés par ce karma céleste et subissent des souffrances sans limites.  Ainsi, que vous deveniez un bouddha ou un sage, ou bien un être humain ou un être vivant,  qu’il vous échoit une haute ou une basse condition, bénédictions ou dommages, que vous viviez vieux ou mouriez jeunes, tout cela c’est vous qui l’avez semé, et personne d’autre.  

Ô esprit du défunt Untel, savez-vous clairement que c’est bien vous qui avez semé toutes ces innombrables circonstances ? Ô esprit du défunt Untel, écoutez encore ! Le principe de la naissance-et-mort est le même pour tous, qu’il s’agisse d’un bouddha, de vous, ou de tout autre être vivant, et quant au domaine de leur nature, il est aussi pour tous originellement pur et clair, parfait et complet. Cette nature est comme la lune dans ciel : la lune réelle est seule dans le ciel, mais son reflet brille dans mille rivières. De même, la racine de cet univers et des myriades de choses est aussi le domaine de cette nature originellement pure : il n’a ni nom ni forme, ni allée ni venue, ni mort ni naissance, ni bouddhas ni êtres vivants, ni vacuité ni extinction, et il n’y a là pas même le mot « pas ».  C’est ce qui n’est ni être ni non-être, mais au sein duquel ce qui existe se produit spontanément, se transformant par le non-agir. L’univers change par la formation, le maintien, le dépérissement et l’anéantissement ; la myriade des choses change au travers de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort, dans les six destinées et les quatre genres de naissance. De même que le soleil et la lune changent le jour en la nuit par leur mouvement, de même la naissance-et-mort de votre corps n’est pas naissance-et-mort, mais changement.  

Ô esprit du défunt Untel, écoutez-vous ? A présent, avez-vous parfaitement compris le domaine de cette nature en vous éveillant ? Ecoutez encore ! Quand vous rejetterez ce vieux corps et en recevrez un nouveau, celui-ci sera en accord avec ce que vous aimiez faire et à quoi vous étiez le plus attaché. Si le monde des bouddhas et bodhisattvas prédominait dans tout ce que vous aimiez faire, alors vous y recevrez un corps et y jouirez d’un bonheur immesurable. Par contre, si c’était l’avidité, la colère et la déraison qui étaient les plus fortes, alors vous recevrez un corps dans un tel monde et y souffrirez de tourments innombrables pendant d’infinis éons. Ecoutez-vous toujours ? 

Ô esprit du défunt Untel, écoutez encore ! En cet instant, que votre esprit soit ferme ! Si vous ne perdez pas cet esprit d’attachement au désir et à l’avidité, fût-il d’un cheveu, vous tomberez tout naturellement dans le mauvais chemin et, une fois tombés là, quand recevrez-vous de nouveau un corps humain, pour pouvoir chercher une communauté de grands sages afin d’y accomplir la Grande Tâche et obtenir la sagesse et le bonheur ? Ô esprit du défunt Untel, avez-vous bien écouté ?
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