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10. Le Sūtra de Diamant (Mahāprajñāpāramitā-Vajracchedikā-sūtra)



Sûtra du diamant
Yeo si a mun il si bul jae sa wi guk gi su geup go dok won Yeo dae bi gu jung cheon 
i baek o sip in gu i si se jon sik si chak ui ji bal 
ip sa wi dae sung gul sik eo gi seong jung cha je gul i hwan ji bon cheo su ui bal se jok i bu jwa i jwa si jang ro su bo ri 
jae dae jung jung jeuk jong jwa gi pyeon dan u gyeon u seul chak ji hap jang gong gyeong i baek bul eon hui yu se jon yeo rae sun ho nyeom je bo sal
seon bu chok je bo sal se jon seon nam ja seon nyeo in bal-a-nyok-da-ra-sam
-myak-sam-bo-ri-sim eung un ha ju un ha hang bok gi sim bul eon
seon jae seon jae su bo ri yeo yeo so seol yeo rae sun ho nyeom je bo sal seon bu chok je bo sal yeo geum je cheong dang wi yeo seol seon nam ja seon nyeo in
bal-a-nyok-da-ra-sam-myak-sam-bo-ri-sim eung yeo si ju yeo si hang bok gi sim 
yu yeon se jon won yo yok mun bul go su bo ri je bo sal ma ha sal
eung yeo si hang bok gi sim so yu il che jung saeng ji ryu yak ran saeng yak tae saeng yak seup sang yak hwa sang yak yu saek yak mu saek yak yu sang yak mu sang
yak bi yu sang bi mu sang A gae yeong ip mu yeo yeol ban i myeol do ji yeo si myeol do mu ryang mu su mu byeon jung saeng sil mu jung saeng deuk myeol do ja 
ha i go su bo ri yak bo sal yu-a-sang in sang jung saeng sang su ja sang jeuk bi bo sal bu cha su bo ri bo sal eo beop
eung mu so ju haeng eo bo si so wi bu ju saek bo si bu ju seong hyang mi chok beop bo si su bo ri bo sal eung yeo si bo si bu ju eo sang
ha i go yak bo sal bu ju sang bo si gi bok deok bul ga sa ryang su bo ri eo ui un ha dong bang heo gong ga sa ryang bu 
bul ya se jon su bo ri nam seo buk bang sa yu sang ha heo gong ga sa ryang bu
bul ya se jon su bo ri bo sal mu ju sang bo si bok deok 
yeok bu yeo si bul ga sa ryang su bo ri bo sal dan eung yeo so gyo ju su bo ri eo ui un ha ga i sin sang gyeon yeo rae bu
bul ya se jon bul ga i sin sang deuk gyeon yeo rae ha i go yeo rae so seol sin sang jeuk bi sin sang bul go su bo ri
beom so yu sang gae si heo mang yak gyun je sang bi sang jeuk gyun yeo rae.

SUTRA DU DIAMANT
VAJRACCHEDIKĀPRAJNĀPĀRAMITĀSŪTRA

1. Ainsi ai-je entendu. En ce temps-là le Bienheureux séjournait à Shrâvastî, dans le jardin d’Anâthapindaka, dans le bosquet de Jeta. Il était entouré de mille deux cent cinquante moines. Quand vint le temps du repas, le Bienheureux mit sa robe de moine et, prenant son bol à aumônes, il entra dans la grande cité de Shrâvastî pour y mendier sa nourriture. Ayant achevé de mendier de porte à porte, il rentra prendre son repas. Quand ce fut fait, il reposa son bol, ôta sa robe, se lava les pieds, prépara son siège et s’assit.
2. A ce moment, le Vénérable Subhûti, qui se trouvait dans l’assemblée, se leva de son siège, se découvrit l’épaule droite, posa le genou droit à terre et, joignant les mains en signe de respect, s’adressa ainsi au Bienheureux :
« Il est merveilleux, ô Bienheureux, que le Tathâgata ait tant d’égards pour tous les Bodhisattvas et qu’il les instruise si bien. Ô Bienheureux, si des hommes et des femmes de bien ont élevé en eux le vœu du Suprême Eveil, comment doivent-ils y rester fidèles, comment doivent-ils garder leurs pensées sous contrôle ? »
Le Bienheureux répondit : « Bien dit, en vérité, ô Subhûti ! Comme tu l’as dit, le Tathâgata a beaucoup d’égards pour tous les Bodhisattvas, et c’est pourquoi il les instruit bien. Mais écoute maintenant avec attention et je t’expliquerai. Quand des hommes et des femmes de bien ont élevé en eux le vœu du Suprême Eveil, voici comment ils devraient y rester fidèles, voici comment ils devraient garder leurs pensées sous contrôle. »
« Qu’il en soit ainsi, ô Bienheureux, je souhaite vous écouter. »
3. Le Bienheureux dit alors à Subhûti : « Tous les Bodhisattvas-Mahasattvas devraient ainsi garder leurs pensées sous contrôle. Toutes les sortes d’êtres, qu’ils soient nés d’un œuf, nés d’une matrice, nés de la moisissure ou bien nés miraculeusement, qu’ils soient doués d’une forme ou bien soient sans forme, qu’ils soient doués de conscience ou bien dépourvus de conscience, qu’ils soient doués de non-conscience ou bien dépourvus de non-conscience  - tous ces êtres sont conduits par moi pour entrer dans le Nirvâna qui ne laisse rien derrière, pour atteindre la libération ultime. Pourtant, bien qu’ainsi des êtres en nombre immesurable, en nombre incalculable, en nombre illimité, soient libérés, en réalité aucun être n’a jamais été libéré. Et pourquoi donc, Subhûti ? C’est que, si un Bodhisattva gardait la pensée d’un ego, d’une personne, d’un être ou d’une âme, il ne serait plus un Bodhisattva.
4. « De même, Subhûti, quand un Bodhisattva pratique le don, qu’il ne nourrisse aucune idée, c’est-à-dire qu’il ne devra pas quand il pratique le don nourrir l’idée d’une forme, qu’il ne devra pas nourrir l’idée d’un son, d’une odeur, d’un toucher, d’un objet mental. Subhûti, c’est ainsi qu’un Bodhisattva doit pratiquer le don sans nourrir l’idée d’aucune forme. Et pourquoi donc ? C’est que, quand un Bodhisattva pratique le don sans nourrir l’idée d’aucune forme, son mérite est alors inconcevable. Subhûti, qu’en penses-tu ? Peux-tu concevoir l’étendue de l’espace vers l’est ? »
« Non, Bienheureux, je ne le peux. »
« Subhûti, peux-tu concevoir l’étendue de l’espace vers le sud, vers l’ouest, vers le nord, vers le haut, vers le bas ? »
« Non, Bienheureux, je ne le peux. »
« Subhûti, il en est ainsi du mérite d’un Bodhisattva qui pratique le don sans nourrir l’idée d’une forme, il est inconcevable. Subhûti, qu’un Bodhisattva se nourrisse seulement de ce qui lui est enseigné.
5. « Subhûti, qu’en penses-tu ? Le Tathâgata, est-il à reconnaître d’après une forme corporelle ? »
« Non, Bienheureux, il n’est pas à reconnaître d’après une forme corporelle. Et pourquoi donc ? C’est que, selon le Tathâgata, une « forme corporelle » n’est pas une forme corporelle. »
Le Bienheureux dit à Subhûti : « Tout ce qui a forme est existence illusoire. Lorsqu’on perçoit que toute forme est non-forme, alors on reconnaît le Tathâgata. » 


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