Dharmas > Sûtra fondamental

10. Sincérité de la foi

 

1. Le Grand Maître Fondateur dit: " Quand le maître rencontre un disciple, il examine d'abord la sincérité de sa foi; si le disciple qui s'adonne à l'étude et à la pratique possède une foi solide, le maître lui transmettra la Loi et le disciple accumulera des mérites. Si le disciple ne possède pas la foi, il n'obtiendra pas la transmission de la Loi et il ne pourra pas accumuler de mérites. Que désigne-t-on donc ainsi sous le nom de foi? Premièrement, c'est l'absence de doute à l'égard du maître: même si une multitude de personnes critiquent ce maître de multiples façons, cela n'ébranle nullement la foi et, même si le disciple se rend compte de ses propres yeux de certains points susceptibles d'attirer des soupçons, il évite de les prendre en considération. Deuxièmement, le disciple se soumet de façon absolue à toutes les directives du maître, sans jamais mettre en avant sa propre opinion ou s'entêter dans ses propres vues. Troisièmement, même s'il arrive que le maître dispense un enseignement d'une sévérité excessive ou confie au disciple de lourdes responsabilités, ou encore s'il laisse apparaître des défauts devant la communauté, ou même s'il impose au disciple des travaux au-dessus de ses forces, de quelque façon que celui-ci se voie traité, il accepte tout avec résignation et ne manifeste jamais le moindre mécontentement. Quatrièmement, devant le maître, le disciple ne cherche nullement à cacher ses propres défauts et avoue tout sans jamais chercher à tromper son maître. Si quelqu'un possède ces quatre caractéristiques, on dit qu'il possède une foi particulièrement solide; il est alors en mesure de réaliser les qualités des Bouddhas et des grands moines bouddhistes ".

 

2. Le Grand Maître Fondateur dit: " Les dispositions des personnes qui s'adonnent à l'étude et à la pratique sont en réalité d'un nombre infini de degrés; cependant, en général, on les classe en trois catégories: catégorie supérieure, catégorie moyenne et catégorie inférieure. Les personnes dont les dispositions sont de la catégorie supérieure obtiennent immédiatement le jugement et la foi quand elles voient et entendent la Loi parfaite, si bien qu'elles obtiennent l'assurance concernant toute l'étude et la pratique, auxquelles elles s'adonnent. Pour ce qui est des personnes dont les dispositions sont de la catégorie moyenne, elles ne possèdent pas de connaissances précises, sans être cependant totalement ignorantes, si bien qu'elles ne parviennent jamais à supprimer le doute, et elles pèsent le pour et le contre concernant la Loi et le maître. Pour ce qui est des personnes dont les dispositions sont de la catégorie inférieure, elles ne font même pas la différence entre ce qui est juste et ce qui est injuste; elles ne connaissent ni les machinations ni le doute, et elles suivent docilement les directives qu'on leur donne. Dans le monde religieux, parmi ces trois catégories de dispositions, celle que l'on considère comme la plus précieuse et que l'on exige, c'est la catégorie supérieure: une personne dont les dispositions appartiennent à cette catégorie s'adonne sans répit à l'étude et à la pratique, et elle contribue chaque jour au progrès des travaux de la communauté. En second lieu, les personnes qui méritent d'être dirigées sont celles dont les dispositions appartiennent à la catégorie inférieure et dont la foi est solide: même si ces personnes manquent d'assurance, étant donné qu'elles accordent une grande importance à la Loi et une grande confiance à leur maître, elles font toujours preuve d'un grand dévouement et finissent par réussir. Les personnes les plus difficiles à enseigner, celles qui sont les plus versatiles, sont celles dont les dispositions sont de la catégorie moyenne: ces personnes n'accordent qu'une médiocre importance à la Loi et sont facilement méprisantes pour leur maître; étant donné qu'elles sont incapables d'émettre un voeu sérieux et de faire preuve d'une volonté solide, il leur est extrêmement difficile de parvenir à la réussite aussi bien dans l'étude et la pratique de l'ascèse que dans les travaux entrepris. Par conséquent, les personnes dont les dispositions sont de la catégorie moyenne devront faire des efforts pour parvenir aux dispositions de la catégorie supérieure; quant à celles dont les dispositions sont de la catégorie inférieure, il arrive parfois qu'elles parviennent directement au niveau de la catégorie supérieure; cependant, si tel n'est pas le cas, il leur faut passer par l'étape des dispositions de la catégorie moyenne pour parvenir à celle de la catégorie supérieure, ce qui représente pour elles un moment dangereux. Elles doivent donc faire attention ".

 

3. Un des disciples demanda un jour: " Ayant depuis toujours l'esprit lent et, de plus, m'étant adonné à l'étude et à la pratique seulement depuis peu de temps, j'ai l'impression qu'il me faudra attendre fort longtemps pour atteindre l'objectif; alors, comment dois-je faire? " Le Grand Maître Fondateur lui répondit: " L'étude et la pratique de la religion ne dépendent pas étroitement de l'existence du talent ou de la durée, mais seulement de la persévérance dans la foi, le zèle, le désir de savoir et la sincérité. Toute personne possédant une foi, un zèle, un désir de savoir et une sincérité extrêmes est certaine de parvenir à la réalisation de l'objectif de l'étude et de la pratique ".

 

4. Le Grand Maître Fondateur dit: " Après avoir pris dans une situation ou une autre la décision de s'adonner à l'étude et à la pratique, même après avoir donné parfois l'impression d'être mus par une foi à toute épreuve, il arrive qu'au bout d'une période assez longue les gens ordinaires voient leur foi s'affaiblir considérablement; de plus, lorsqu'il se produit quelque changement dans le cours de leur vie, par exemple s'ils acquièrent des droits ou en perdent, ou encore si la discorde qui régnait dans la famille s'apaise, ou si l'harmonie de cette famille fait place à la discorde, la foi de ces gens ordinaires, elle aussi, peut subir des changements. Par conséquent, plus on se trouve dans une telle situation, plus il faut faire attention à sa foi, de façon à pouvoir transformer l'adversité en une situation favorable; il faut aussi, lorsque l'on se trouve dans une situation favorable, garder un équilibre constant de façon à ne tomber ni dans la ruse ni dans l'excès; c'est seulement à ce prix que l'on sera en mesure de réaliser le grand objectif de l'étude et de la pratique ".

 

5. Le Grand Maître Fondateur dit un jour: " Dans le cas des personnes qui occupent une situation élevée, des personnes qui détiennent le pouvoir, des personnes qui possèdent de grandes richesses ou des personnes qui possèdent de vastes connaissances, il est difficile de parvenir à une foi profonde et de s'engager dans la grande Voie: si une telle personne prend la décision de s'adonner à la pratique de l'ascèse et se dévoue à l'oeuvre de la communauté humaine, il s'agit de quelqu'un qui est né en ce monde après avoir émis un voeu profond au cours de ses vies antérieures ".

 

6. Le Grand Maître Fondateur dit: " Dans la multitude des disciples, il y en a certains qui, tout en m'ayant choisi comme maître, ne parviennent pas à posséder une foi parfaite et éprouvent de l'attachement pour leur talent et pour leur propre opinion de façon à agir selon leur propre volonté. Quel avantage peuvent-ils donc retirer de leur rencontre avec moi? Si une personne qui s'adonne à l'étude et à la pratique a émis un grand voeu et, avec une foi profonde, m'a entièrement consacré son esprit et son coeur, elle ne concevra aucun doute ni aucune critique, quoi que je dise et quelles que soient les tâches que je lui confie. C'est seulement après cela que son esprit sera en union avec mon esprit, et que mes efforts et ses efforts porteront leurs fruits ".

 

7. Le Grand Maître Fondateur dit un jour: " Si, dans les communautés religieuses, on examine d'abord la foi des personnes qui s'adonnent à l'étude et à la pratique, c'est parce que la foi est le récipient qui permet de recevoir la Loi, la force motrice susceptible de résoudre toutes les questions à étudier, et le fondement permettant de respecter tous les commandements et préceptes. Par conséquent, l'étude et la pratique auxquelles on s'adonne sans la foi sont l'équivalent du fumier mis à la racine d'un arbre mort: elles sont dépourvues de toute efficacité. Vous aussi, vous devrez donc commencer par acquérir une foi profonde, afin de parvenir à réaliser votre propre délivrance; de même, quand on enseigne les autres, le plus grand mérite consiste à faire naître la foi dans le coeur de ceux qui ne l'ont pas ".

 

8. Le Grand Maître Fondateur dit: " Dans la croyance aux Trois Trésors aussi, il y a la foi qui s'appuie sur une force extérieure et la foi qui repose uniquement sur sa propre force: la foi qui repose sur une force extérieure est celle qui consiste à croire et vénérer réellement le Bouddha, la Loi et la communauté des moines tels qu'ils apparaissent dans la réalité; la foi qui repose uniquement sur sa propre force est celle qui consiste à découvrir et à croire au fond de soi-même le Bouddha, la Loi et la communauté des moines, et à s'adonner à la pratique. Ces deux sortes de foi se servent mutuellement de fondement, et il faut posséder en même temps la foi qui s'appuie sur une force extérieure et la foi qui repose uniquement sur sa propre force. Cependant, quand l'étude et la pratique arrivent dans leur phase finale, l'univers, les choses de l'univers et l'espace se transforment pour devenir les Trois Trésors, sans la moindre différence ou discrimination entre la personne qui s'adonne à l'étude et à la pratique et les choses extérieures ".

 

9. Un jour, le Grand Maître Fondateur demanda à ses disciples: " Si vous restez longtemps sans me voir, combien ardents deviennent votre désir de me voir et votre souhait de vous trouver près de moi? " Les disciples lui répondirent: " Ils deviennent extrêmement ardents ". Alors, le Grand Maître dit: " Je ne doute pas qu'il en soit ainsi. Cependant, si profonde que soit la piété filiale des enfants, elle parvient difficilement à égaler les pensées et l'amour des parents envers leurs enfants; si zélé que soit un disciple, il lui est difficile d'égaler la pensée du maître pour le disciple. Si la croyance et le respect éprouvés par le disciple à l'égard de son maître atteignent ne serait-ce que la moitié de l'amour et des pensées ressentis par le maître à l'égard du disciple, la transmission de la Loi sera alors possible ".

10. Le Grand Maître Fondateur dit: " Quand un disciple demande l'enseignement de la Loi à son maître, s'il n'y met pas tout son coeur ou si son ardeur n'est pas constante, il ne peut recevoir la Loi dans sa totalité. Autrefois, alors qu'il venait d'entrer en religion, un jour qu'il faisait très froid, le grand moine Kujng reçut de son maître l'ordre d'installer une marmite; pendant toute la nuit, il lui fallut la réinstaller neuf fois de façon différente, ce qu'il fit sans exprimer le moindre mécontentement, si bien qu'il finit par obtenir l'autorisation de devenir moine et reçut en religion le nom de < Kujng ( neuf marmites ) >. Par la suite, sans guère entendre la prédication de la Loi, pendant plusieurs dizaines d'années, il ne fit que servir son maître, et il fit preuve de persévérance, sans que jamais l'ardeur de sa foi et la confiance en son maître ne s'attiédissent. Pour finir, quand son maître tomba gravement malade, il fit preuve d'un dévouement encore plus grand et déploya tous les efforts possibles pour lui donner les soins nécessaires; ce faisant, son esprit s'ouvrit et il prit conscience que le fait de comprendre la Vérité par lui-même n'était ni plus ni moins que l'obtention de la Loi. Par conséquent, celui qui est à la recherche de la Loi doit posséder une foi égale à celle de ce moine, afin d'être en mesure de recevoir dans sa totalité la Loi à la recherche de laquelle il est ".

11. Le Grand Maître Fondateur dit un jou r: " La brise printanière souffle également partout, sans partialité; cependant, seuls les arbres de la montagne grandissent grâce à l'énergie que cette brise printanière apporte. Les sages et les saints enseignent la Loi également à tous les hommes, avec impartialité; cependant, seuls ceux qui possèdent la foi peuvent s'en retourner après avoir reçu cette Loi dans sa totalité ".

 

12. Revenu d'un voyage touristique dans les Monts de Diamant, le Grand Maître fondateur dit aux membres de la communauté: " Le patron de l'auberge de montagne dans laquelle je suis descendu pour loger cette fois-ci est un chrétien; voyant qu'il possède une foi profonde, ce qui lui permet de vivre profondément heureux, je lui ai posé des questions concernant sa vie passée. Pendant plus de trente années passées depuis qu'il est devenu croyant, il a connu aussi de nombreuses vicissitudes et épreuves; cependant, chaque fois qu'il rencontre de telles vicissitudes, il rend grâce à Dieu dans tous les cas: soit parce que Dieu lui a donné une preuve de son amour, quand il s'agit d'événements heureux, soit parce qu'il lui a fait comprendre ses erreurs, quand il s'agit d'événements moins heureux. Il m'a expliqué que, dans un cas comme dans l'autre et dans toutes les circonstances, il se sent encore plus étroitement lié et que sa foi en devient encore plus profonde, si bien qu'il a fini par mener une vie heureuse. Vous aussi, procédez donc à un examen de votre conscience concernant la profondeur de votre foi. Si l'homme dont je vous parle en est arrivé à mener une telle vie, alors qu'il ne connaît encore que la foi qui s'appuie sur une force extérieure, sans avoir réussi à comprendre tout le fondement de la Vérité, à plus forte raison, pour ce qui est de vous, qui possédez et la foi qui s'appuie sur une force extérieure et la foi qui repose uniquement sur votre propre force, comment pourrait-on parler d'une vraie foi et d'un véritable zèle si votre coeur se trouve ébranlé ne serait-ce que très légèrement quand vous connaissez des vicissitudes? Puisque vous avez rencontré l'objet de la foi le plus parfait et le plus véritable qui soit, il vous faut rassembler toutes les forces de votre esprit et de votre coeur afin d'être en mesure de dominer toutes sortes d'environnements grâce à votre foi, et éviter de devenir des fidèles médiocres, dont la foi se trouve ébranlée à cause des circonstances environnantes ".

13. Quand le Grand Maître Fondateur résidait à l'Ermitage de Sgdu, malgré la faiblesse de leur corps de femme, Chang Chg-jo, Ku Nam-su et Yi Man-gap n'hésitaient pas à parcourir une distance de quarante kilomètres et à faire l'aller et retour pour se dévouer à son service. Un jour, pour louer leur dévouement, il leur dit: " Votre foi est vraiment profonde, mais, si je vous ordonnais de manger des excréments humains, le feriez-vous immédiatement? " Aussitôt, les trois femmes sortirent et revinrent en apportant des excréments. Le Grand Maître leur dit: " Asseyez-vous. Si j'en juge par votre conduite, vous avez une foi qui vous rendrait capables de manger même des choses pires que des excréments humains. Notre communauté étant actuellement encore assez peu développée, il m'est encore possible de faire preuve envers vous d'une certaine amabilité; cependant, à l'avenir, avec la croissance de cette communauté, il se peut qu'il me devienne impossible même de connaître toutes vos allées et venues. Demandez-vous donc si, même dans de telles circonstances, vous conserverez la même foi qu'aujourd'hui? Et efforcez-vous de vivre toujours avec cette même foi ".

 

14. Un jour que, pendant la prédication du Grand Maître Fondateur, Kim Chng-gak s'était mis à somnoler devant ses yeux, le Grand Maître lui fit une sévère remontrance de la façon suivante: " J'ai horreur de voir quelqu'un somnoler devant moi; cela me fait penser à un buffle! " Sur ce, Kim Chng-gak se leva, fit une quadruple révérence et se mit à sourire. Le Grand Maître dit alors: " Il m'est souvent arrivé de réprimander Chng-gak si sévèrement que cela aurait pu suffire à le rebuter; cependant, il ne s'est jamais produit le moindre changement dans sa foi: quoi qu'il arrive, cet homme me suivra partout ". Puis, il ajouta: " Si un disciple ne peut pas tout avouer à son maître et si celui-ci ne peut se permettre de tout dire au disciple, les relations entre le maître et le disciple ne sont pas des relations bénéfiques ".

 

15. Le Grand Maître Fondateur dit un jour: " Aujourd'hui, alors que j'étais assis dans mon bureau, le visage de No Tg-song-ok m'est apparu très nettement et il est resté devant mes yeux pendant un certain temps. Ce disciple possédant une foi susceptible d'émouvoir le ciel, l'extrême ferveur de ses sentiments a ainsi permis que son visage apparaisse devant mes yeux malgré la distance de plus de quarante kilomètres de montagnes qui fait obstacle entre lui et ici ".

16. Chng Sg-hyn déclara un jour: " L'environnement et l'entourage sont pour moi à l'origine de multiples souffrances; cependant, je vis chaque jour de la joie d'exprimer des voeux et des confessions intérieurs devant le Dharmakâya ". Le Grand Maître Fondateur dit alors: " Je ne peux pas savoir si Sg-hyn a découvert une véritable joie parce qu'il connaît les vertus et la puissance du Dharmakâya; cependant, il s'agit là d'une méthode permettant de découvrir la joie dans la souffrance et, si quelqu'un vit selon une telle méthode, il ne lui est pas impossible de goûter de la joie, même dans un environnement pénible. Quand j'étais au Mont Pongnae, pour les quelques personnes qui étaient avec moi, au fond de ces montagnes inhospitalières, il était difficile de trouver logement et nourriture et, l'excès des efforts physiques aidant, la vie était extrêmement pénible dans tous les domaines; pourtant, ces personnes n'ont jamais cessé de mener une vie heureuse, uniquement à cause de la joie d'entendre la prédication de la Loi et de me servir. De même, pour ne parler que des neuf disciples des débuts de notre communauté, à Ynggwang, tous étaient des hommes qui ne s'étaient jamais consacrés auparavant au travail manuel et, lors de la construction de la digue pour les travaux d'assèchement, leurs souffrances furent inexprimables; cependant, sans exprimer le moindre mécontentement ou la moindre plainte, ils surent transformer toutes leurs souffrances en un vrai bonheur en pensant uniquement à la joie de la fondation de notre communauté, et ils acceptaient avec la plus grande soumission tout ce que je leur demandais. Aux yeux des autres gens, ces hommes semblaient connaître des souffrances insupportables; cependant, au fond de leur coeur, la joie était profonde et, en vérité, ils goûtaient en ce monde des joies célestes. Par conséquent, vous aussi, si vous prenez la résolution de vous adonner à cette pratique et à cette oeuvre, tout d'abord, il vous faut posséder une conviction profonde et une grande espérance susceptibles de vous permettre de surmonter même les plus pénibles souffrances et toutes sortes de privations; il vous faut aussi obtenir la force qui vous permettra toujours de changer toutes les situations en joie; alors seulement, il vous sera possible pour toujours de mener une vie de délices ".

 

17. Parmi les disciples, il y eut des personnes qui, en témoignage de leur foi, s'amputèrent d'une main. Alors, le Grand Maître Fondateur les réprimanda sévèrement en leur disant: " Le corps est un capital indispensable pour s'adonner à l'étude et à la pratique, ainsi qu'aux divers travaux; si quelqu'un détériore un tel capital, serait-ce en témoignage de sa foi, quel avantage pourra-t-on en retirer? De plus, une véritable foi dépend de l'esprit et du coeur et non pas du corps; par conséquent, qu'à l'avenir personne ne commette plus un tel acte! " Puis il ajouta: " Si remarquables que soient les connaissances et le style de quelqu'un; même si, grâce à une conduite remarquable à un certain moment, quelqu'un est hautement apprécié de nombreuses personnes, cela ne suffira pas pour perpétuer la tradition religieuse de cette communauté. Cela ne sera possible que dans le cas de disciples totalement dévoués, qui, avec une foi inébranlable, se consacreront entièrement à cette étude, à cette pratique et à ces travaux, même au prix de leur vie ".

 

18. Mun Chng-gyu demanda un jour: " Song Kyu, Song To-sng et S Tae-wn sont tous les trois encore jeunes; mais lequel des trois est-il promis au plus grand avenir? " Le Grand Maître Fondateur garda un long silence; alors, Mun Chng-gyu ajouta: " Ils possèdent tous les trois leurs qualités et leurs défauts et, pour moi, il est difficile de porter un jugement ". Le Grand Maître Fondateur dit alors: " Song Kyu est un homme que toi, Chng-gyu, avec tes capacités, tu ne saurais te permettre de juger: depuis que je l'ai rencontré, lui et son frère, jamais je ne me suis fait de grands soucis à leur sujet; jamais ils n'ont refusé d'exécuter ce que je leur demandais; jamais, non plus, je n'ai eu à leur demander deux fois de faire quelque chose. C'est pourquoi ma volonté est leur volonté, et leur volonté est ma volonté ".

 

19. Le Grand Maître Fondateur dit: " Les saints Bouddhas apparaissent en ce monde porteurs de la grande destinée de l'univers; si les êtres ordinaires expriment un voeu en se montrant totalement dévoués à l'égard de ces saints Bouddhas ainsi qu'à l'égard de la communauté qu'ils établissent, ce voeu se réalise rapidement. Par contre, si les êtres se montrent irrespectueux et calomnieux envers les saints Bouddhas ou envers la communauté qu'ils ont établie, ils en résulte pour eux de lourdes punitions. Ce n'est d'ailleurs pas vrai seulement dans le cas d'un saint Bouddha; toute personne dont la loi de l'esprit et du coeur est en union parfaite avec un tel saint Bouddha possède, elle aussi, la même puissance ".

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