Dharmas > Livre principal du Bouddhisme-Won

[Partie Trois : La pratique]
Chapitre Quinze : La société malade et les moyens de la guérir

Tout comme une personne malade qui ne guérit pas peut devenir infirme ou invalide et même mourir, une société atteinte d’une maladie peut devenir imparfaite, corrompue ou même finir ruinée si la situation persiste parce que ses dirigeants sont ignorants de la chose ou que, sans l’ignorer, ils n’ont pas la volonté d’y remédier.

Voici quelques symptômes qui montrent qu’une société est sur le point de tomber malade : ne reconnaissant pas ses propres fautes, on ne rapporte que les manquements des autres ; on vit injustement aux dépens des autres ; les apprenants ne se laissent pas guider par les enseignements justes ; les formateurs ne savent pas guider par des enseignements justes ; on oublie l’intérêt pour la collectivité qui demande que l’on soit bienveillant à l’égard des bonnes personnes et que l’on ait pitié des mauvaises, que l’on donne aux autres ce qui est profitable en gardant pour soi ce qui est dommageable, en donnant aux autres ce qui rend la vie facile et en gardant pour soi ce qui la rend pénible.

Si nous voulons soigner cette maladie, nous devons examiner sans cesse nos fautes ; nous ne devons pas vivre injustement aux dépens des autres; nous devons accepter les enseignements justes quand nous sommes apprenants ; nous devons guider par des enseignements quand nous sommes formateurs. Et si nous abandonnons notre égoïsme et que nous devenons altruistes, le traitement sera efficace, la maladie sera vaincue et la société redeviendra saine et paisible.

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