Le Bouddhisme-WON

    
<Grand Maître Fondateur Sotaesan>

    L’année 1916, c’est l'an un de l’ère wonbouddhiste. Le Bouddhisme-Won trouve son origine dans l'Illumination Suprême du Grand Maître Fondateur Sotaesan. Sotaesan qui avait commencé à s’interroger sur le sens et le fonctionnement de l’univers dès l’âge de sept ans, réalisa, au bout de 20 longues années d’intense recherche, la Vérité unique de l’univers qu’il résuma en ces termes : «Tous les êtres possèdent une seule et même nature, et toutes les lois ont une seule et même origine. Et la Loi selon laquelle il n’y a ni naissance ni mort alliée au principe du karma et de la rémunération des actes forment une base commune pour constituer un ordre indubitable et manifeste.»

    (prologue – 1)


    Après être parvenu à l'Illumination, Sotaesan lit les Écritures de diverses religions de l’Est et de l’Ouest et se rendit compte que si la Voie qu’il avait découverte n’était pas différente de celle de ses prédécesseurs, la voie bouddhique se distinguait néanmoins des autres. Puis il dit : «J'ai obtenu la Voie sans l'aide d'aucun maître, pourtant quand j'examine le cheminement qui m’a conduit jusqu’à la révélation, en commençant par le motif de cette quête, il existe de nombreux points communs avec la vie et les enseignements de Bouddha Sakyamuni. J’ai donc compris qu’il existe un lien originaire entre mon cheminement et celui de Bouddha. De même, à l'avenir, je bâtirai en ce monde une grande et parfaite communauté en reprenant les principes majeurs de toutes les grandes religions sur la base de la Loi bouddhique.»

    (Prologue – 2)

    Sotaesan a cherché une voie qui puisse conduire à réaliser la vérité bouddhique dans la vie d’où la fondation du Bouddhisme-Won. Il comprit que, aussi longtemps que le bouddhisme - en dépit de sa suprématie incontestable - resterait éloigné de la vie du commun, il ne pourrait jamais être la voie suprême impartiale qui sauve les êtres sensibles de la mer de souffrances et de peines. Il a ainsi posé les deux principes suivants, à savoir: la nécessité de baser la foi religieuse sur la Vérité et celle de définir et d’appliquer les principes moraux sur la base des Faits. Il a ensuite défini la finalité principale du Bouddhisme-Won avec la devise "Puisque le monde de la matière s'épanouit, épanouissons notre esprit !"


<Maison natale du Grand Maître Fondateur & Stèle commémorative de l’Éveil du Grand Maître Fondateur>

    Cette devise est née de la prise de conscience des deux possibilités contradictoires de l’épanouissement du monde de la matière : d’un côté, le développement de la civilisation matérielle a transformé notre vie en mer de souffrances et de peines en affaiblissant de plus en plus l’esprit de l’homme pour nous rendre finalement esclaves de la civilisation matérielle, mais de l’autre, si nous épanouissons notre esprit grâce à la pratique d’une religion impartiale, le développement de la civilisation matérielle se transformera en de véritables bienfaits.

    Dans son souci de permettre à l’homme de trouver l’harmonie dans le développement parallèle des civilisations spirituelle et matérielle, Sotaesan s’est aperçu qu’il y avait un besoin pressant de fonder une nouvelle religion qui puisse conduire ce nouveau monde d’harmonie.

    L’esprit fondateur de Sotaesan qui a cherché à harmoniser la vie et la Loi bouddhique se traduit principalement par les deux théories fondamentales suivantes: « Le développement parallèle de l'âme et du corps » et « La Vérité bouddhique dans la vie, la vie dans la Vérité bouddhique ». Cette harmonie de l’âme et du corps passe par la pratique des trois disciplines : la culture de l'esprit, l'étude des faits et des principes, le choix des bonnes conduites. C’est cette voie qui peut nous conduire à améliorer sensiblement notre vie.


<le stupa de sotaesan>

    Pour ce faire, Sotaesan a d’abord mis sur pied une coopérative d'épargne (en l’an deux de l’ère wonbouddhiste) et les travaux de construction de la digue de Jeongkwanpyeong (en l’an trois de l’ère wonbouddhiste) pour préparer l'établissement de la communauté. Il a ainsi donné lui-même un modèle pour montrer que dans la poursuite de l’harmonie de la vie et de la Loi bouddhique une communauté religieuse ne devait pas faire exception. D’après Sotaesan, la dépendance n’est pas souhaitable pour un individu, à plus forte raison pour une communauté religieuse. La Coopérative d'Épargne qui a été créée en vue de la constitution des fonds nécessaires aux besoins économiques de l’Ordre naissant a pu atteindre son but grâce aux membres de la communauté qui ont mis en pratique les enseignements de leur maître pour vivre économiquement et frugalement. Les travaux de construction de la digue qu’ils ont pu entreprendre avec les économies de la Coopérative d'Épargne ont servi à la fondation de la communauté.

    Sotaesan explique dans Jeongjeon, le Texte Fondamental du Bouddhisme-Won, que les motifs fondateurs sont de conduire tous les êtres vivants de ce monde de souffrances et de peines vers un monde heureux et éternel, tout en renforçant le pouvoir de l'esprit humain sur la matière par la foi religieuse basée sur la Vérité et par la mise en pratique des principes moraux. Le Bouddhisme-Won se veut donc une Voie efficace où la doctrine et la pratique n’ont de sens l’une sans l’autre.

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