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Origine et fondation

Le Bouddhisme Won, fondé en 1916, commence par le « Grand Eveil » de Sotaesan Daejonsa.A l’âge de 7 ans, celui-ci fut soudain intrigué par le mystère des phénomènes célestes et s’interrogea sur le principe de l’univers.Après vingt ans d’une recherche incessante de la vérité, à l’âge de vingt-six ans, il réalisa enfin le « Grand Eveil ».Il exprima ainsi le cœur de la Vérité qu’il avait obtenue : « Tous les êtres possèdent une seule et même nature, et toutes les choses ont une seule et même origine.Là, la Voie qui ne naît ni ne meurt et le principe du karma et de la rémunération des actes sont réciproquement base l’un de l’autre pour former un ordre indubitable et manifeste.»

Après son Eveil, Sotaesan consulta plusieurs Ecritures des principales religions orientales et occidentales pour les comparer à la Vérité qu’il avait découverte.Au cours de cette lecture des Ecritures, il s’aperçut que la Vérité qu’il avait atteinte n’était pas différente de celle des Saints et Sages d’autrefois, mais que le bouddhisme est la Vérité parmi les vérités.Sotaesan dit : « Si j’ai obtenu la Voie sans l’aide d’aucun maître, cependant quand j’examine le cheminement suivi pour l’obtention de cette Voie, en commençant par le motif de ma résolution de rechercher la vérité, il existe de nombreux éléments en accord avec la vie et les enseignements du Bouddha d’autrefois ; c’est pourquoi je décide que l’origine de mon cheminement réside dans le Bouddha … De même, à l’avenir, quand je fonderai une communauté, je construirai en ce monde une grande et parfaite communauté, dont l’essence sera l’enseignement du Bouddha ».

Sotaesan a cherché un chemin qui permette de réaliser concrètement la vérité bouddhique dans la vie.C’est à la suite de cette recherche qu’il a fondé le Bouddhisme Won.Comprenant que, bien que le bouddhisme soit la Voie suprême, il ne pourrait jamais être ce grand chemin parfait qui puisse sauver tous les êtres tant qu’il resterait séparé de la vie, il proposait que le bouddhisme à venir poursuive ces deux buts : Foi religieuse, basée sur la Vérité, et Mise en pratique des principes moraux.Il présenta la tâche fondamentale du Bouddhisme Won par cette devise : « Puisque le monde de la matière s’épanouit, épanouissons notre esprit ! ».Cette tâche est liée à la découverte propre de Sotaesan quant aux deux aspects de l’épanouissement du monde de la matière : d’un côté, ce grand développement d’une civilisation appliquant technologiquement les découvertes scientifiques faisait, en réalité, s’affaiblir le pouvoir de l’esprit humain, censé pourtant contrôler cette matière.Par là même, les hommes seraient inévitablement réduits en esclavage par un monde matériel hyperdéveloppé, ce qui accroîtrait finalement encore les tourments et souffrances de cette vie.De l’autre, cependant, cet épanouissement du monde de la matière pourrait cependant être un réel bienfait, si l’on parvenait en contrepartie à un épanouissement égal de l’esprit, par une vie religieuse parfaite.Espérant une vie humaine où s’harmonisent les deux civilisations, morale et matérielle, Sotaesan pensait donc que ce développement du monde matériel nécessitait plus que jamais une nouvelle religion, qui pourrait guider le monde nouveau qui s’annonçait.

Un bouddhisme en harmonie avec la vie, là est le motif de la fondation du Bouddhisme Won.Cela est mis en relief surtout par ces deux enseignements : « Développement parallèle de l’âme et du corps » et « Vérité bouddhique dans la vie, vie dans la vérité bouddhique ».Le Bouddhisme Won souligne l’absolue nécessité d’un développement parallèle de l’esprit et du corps.Il a pour objectif d’élever le pouvoir de l’esprit et de subvenir de façon sensée aux besoins de la vie corporelle, par le moyen des « Trois Disciplines », à savoir jeongshin suyang (culture de l’esprit), sari yeongu (étude des faits et des principes), et jageop chuisa (choix du bon comportement).Ainsi, le Bouddhisme Won recherche l’élévation de la vie par la vérité bouddhique et l’incarnation de celle-ci dans la vie.C’est ce projet, « Vérité bouddhique dans la vie, vie dans la vérité bouddhique », qui représente, en définitive, l’esprit de la fondation du Bouddhisme Won de Sotaesan, qui voulait faire que notre vie s’élève jusqu’à la vérité bouddhique et que le monde devienne le temple de la réalisation de la vérité.

Commençant, avant toute chose, par fonder une coopérative d’épargne en tant que préliminaire à l’établissement de la communauté, et débutant par des travaux de construction d’une digue, la digue Jeonggwanpyeong, Sotaesan montra par l’exemple qu’une communauté religieuse devait pratiquer elle-même cette harmonie du bouddhisme et de la vie.Il insista sans relâche sur le fait qu’une vie de dépendance, que celle-ci concerne un individu ou une communauté religieuse, n’était en aucun cas admissible, parce qu’elle renforcerait cette séparation du bouddhisme et de la vie qu’il fallait justement abolir.Il proposa donc pour sa communauté religieuse une vie autonome, basée sur ses propres ressources.Une coopérative d’épargne fut ainsi fondée afin de pourvoir aux dépenses occasionnées par la pratique et l’œuvre entreprise, et elle atteignit ses fins sous la direction de Sotaesan.Si l’on parvint à faire face aux travaux de construction de la digue qui permirent ensuite l’assèchement des sols, ce fut en effet grâce à l’épargne de cette coopérative.Ce sont donc ces sols asséchés qui, une fois devenus cultivables, posèrent les fondements économiques nécessaires à l’établissement de la communauté.

Dans le Jeongjeon (« Texte fondamental » du Bouddhisme Won), Sotaesan s’exprime ainsi sur le motif de la fondation de la communauté nouvelle : « Le Bouddhisme Won a donc été fondé pour pouvoir conduire vers un monde heureux, incommensurable, tous les êtres vivants de ce monde de souffrances et de peines, en renforçant le pouvoir de l’esprit humain sur la matière par une foi religieuse qui soit basée sur la vérité et par une mise en pratique des principes moraux.» Le Bouddhisme Won, en reposant sur ces fondements de Sotaesan, nous donne une réponse à cette question de savoir comment on peut réaliser en notre temps un monde heureux, pour tous et pour chacun, un monde qui soit vraiment un paradis, au-delà de ce monde de souffrances et de peines.

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